La Jeunesse à l’honneur
Honorer le mérite, l’engagement et l’avenir de la jeunesse française.
Madame la Présidente du Conseil départemental, chères amies, chers amis,
Si nous sommes réunis ici ce soir, c’est pour une seule raison : honorer ce que la France a de plus précieux. Sa jeunesse.
“La Jeunesse à l’honneur” est une récompense dans notre nation.
Une discipline.
Une volonté.
Une capacité à faire face aux obstacles.
Les jeunes que nous distinguons aujourd’hui viennent d’horizons différents.
Certains ont grandi dans un environnement protecteur, d’autres ont dû faire face plus tôt à l’épreuve et à l’adversité.
Ce qui les rassemble, c’est une décision intérieure : celle de donner le meilleur d’eux-mêmes :
- Dans leur classe.
- Dans leur atelier.
- Dans leur équipe.
- Dans leur engagement quotidien.
- Sans attendre qu’on les regarde.
- Sans attendre qu’on les récompense.
Derrière chacun d’eux, il y a aussi des parents, des familles, des proches. Souvent invisibles, mais présents dans chaque effort, dans chaque doute traversé, dans chaque sacrifice silencieux.
Nous les saluons avec respect. En effet, aucun jeune ne s’élève totalement seul.
Nous ne récompensons ni la chance, ni les circonstances. Nous récompensons le mérite. Et le mérite n’a ni origine sociale, ni quartier, ni frontière.
Avec les établissements qui les accompagnent, avec les éducateurs, les enseignants, les accompagnants de l’ombre, nous voulons rappeler une vérité simple : chaque réussite est aussi une œuvre collective.
À toutes celles et ceux qui encadrent cette jeunesse, je veux dire ceci : vous êtes les co-auteurs de ces victoires. Une part de leur honneur vous appartient.
Grâce à l’accord de la SMLH nationale et au soutien de nos donateurs, la SMLH 13 offre aujourd’hui à ces jeunes non pas une assistance, mais une réelle reconnaissance.
Et la nuance est immense.
Tu existes. Tu comptes.
Tu as une place dans cette Nation.
Et cette place, tu l’as méritée.
Ceux qui recevront cette médaille aujourd’hui n’en mesurent peut-être pas encore toute la portée. Mais ils entrent dans l’histoire.
Pas celle des livres que l’on referme. Une histoire vivante. Celle d’une France qui, dans les périodes les plus exigeantes de son histoire, a toujours trouvé dans sa jeunesse la force de se relever, de se reconstruire et de se dépasser.
Cette France-là n’a jamais reposé uniquement sur des figures légendaires. Elle a tenu grâce à des femmes et des hommes ordinaires qui ont accompli des choses extraordinaires parce qu’ils avaient refusé d’abandonner.
Vous êtes de ceux-là.
Votre travail ne cherche ni l’exposition permanente, ni l’agitation, ni la reconnaissance immédiate.
Mais il appartient à cette catégorie précieuse des choses silencieuses qui durent. Et ce sont toujours elles qui, au bout du compte, maintiennent une nation debout.
La France a besoin de vous. D’une jeunesse courageuse, méritante. D’une jeunesse qui construit, qui élève et qui rassemble.
Portez cette récompense avec fierté. Non comme un accomplissement, mais comme une responsabilité qui commence.
Elle ne dit pas seulement : “voilà ce que tu as fait”. Elle dit également : “voilà ce que tu es capable de devenir”.
Je souhaite à présent vous présenter un homme qui, depuis quelques années, poursuit cette mission avec fidélité, exigence et conviction : notre président Jean-Claude Baffie.
Il ne le fait pas par attachement aveugle à la tradition, mais par attachement profond à la transmission de ces valeurs à notre nation.
Monsieur Baffie est ce pont précieux entre ceux qui construisent l’avenir et ceux qui portent la mémoire. Entre la jeunesse qui avance et les anciens qui ont ouvert le chemin.
Tant que ce lien vivra, la France n’aura pas fini de se renouveler.
Je vous remercie.
